Je me suis réveillée
depuis longtemps
sans aide
aucun prince n'a posé ses lèvres sur les miennes
je me suis réveillée
j'ai bien compris
il n'existe pas le prince charmant
puis de toute façon
il ne me plaisait pas
les armures c'est pas pour moi
et puis le cheval il est mieux a courrir
sans personne sur son dos
et puis de toute façon
faut être princesse ou stupide
parfois les deux
pour être aimé d'un prince charmant
le chien hurle il ne peut atteindre le ballon dans le ciel
Objet convoité il voudrait le modre le marquer comme le sien. Interressant seulement car ne lui appartenant pas et hors d'atteinte.
Il crie et sa voix comme ses coups de pattes n'émeut pas
le perché et ses occupants

Voilà la bète : celle que la chaleur met à terre
il avait 4 mois aujourd'hui 9 mois



Sous le laurier
le chien posé comme le sphinx
n'a plus la grandeur de ce dernier
sa langue pend, la respiration crie
la chaleur pèse sur sa jeunesse
sous le laurier
le chien allongé comme le sphinx
après sa défaite
le chien dont l'enigme
et qu'on comprenne son langage
a de beaux jours avant la défaite
mais il n'a pas l'allure du sphinx
peut être plus tard avec l'expérience
que c'est bon
d'être pieds nus sur le pavé tiède
de voir les papillons danser
que c'est bon
le printemps et ses fruits
le printemps et ses bruits
qui hélas ne couvrent pas
assez ceux des voitures
que c'est bon
ces senteurs et la fraicheur de la nuit
pourtant ma saison préféré
n'en déplaise reste l'automne
j'aime la pluie les soirs d'été
après les chaleurs, les plantes
que le printemps et l'été épanouissent
les souvenirs qu'ils apportent
l'hivers aussi je l'aime
je ne peut concevoir la vie sans lui
que c'est bon
toutes ces saisons
Les cornes s'étonnent : où est passé l'abondance ?
elle débordait de leur bouche encore hier !
les cornes contentent : la revoilà plus dense !
mais la qualité n'est pas la même eux si fier
jadis, ont la joie vite souffrante
et le goût en manque
courir sur la ligne défaite du ciel
il n'y a que les yeux pour le faire si agilement, si rapidement
quand les pieds et le corps voudraient glisser eux aussi
sur cet etonnant lieu
vouloir refaire cette ligne avec ses pas
ce n'est pas vouloir être le premier mais le seul
courir sur la ligne défaite du ciel
hélas seul les yeux ont le pouvoir de glisser agilement
parfois l'âme essaye mais au corps il se pli
parcourir les cieux
vouloir mettre les nuages en tas
pour se reposer puis se dire : on est peu
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